• Ebranlée d'une vague de tristesse,

    D'un corps empli de sécheresse,

    D'une eau autant pure que saumâtre,

    Nais la Fleur  de sel blanchâtre. 

     

    Ancrée à son rocher,

    Avec une force de débauchée,

    Avec une révolte transcendante,

    Grandis la fleur de sel amante.

     

    Brisée par la peur d’elle-même,

    Sans âme qui l’aime,

    Sans points de répères,

    Meurs, alors la fleur de sel amère.

     


     

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  • Inspiration tirée d’une feuille tirant sur le brun sec et craquelant…

     

    Voilà presque 28 ans, ou 27, ou 15, ou 10…. Bref , voilà longtemps, que les stigmates me sont apparues sur le visage. Non pas les stigmates qui marquent de souffrances la peau d’une belle âme. Mais les stigmates du mensonge. Un mensonge toujours trop grand, toujours plus profond, qui s’enfonce tel un vers dans un fruit, pour le pourrir de l’intérieur.

    Ce mensonge qui m’use, et qui m’usera à jamais. Ce vers qui à jamais aura laissé un sillon de malheur et de malêtre, éternel, indissoluble.

    Ce sillon, et pourtant j’en suis convaincue, gravera mes souvenirs et mes espoirs qui me reste, dans une dalle de granite noir. Impossible à effacer, impossible à oublier, et malgré cela impossible à s’en souvenir.

    Ma vie repose sur cela. Sur ce mensonge qui m’eu poussé, et qui me poussera toujours dans les bras si accueillants du néant.

    De ce néant j’ai essayé d’en extraire la noirceur la plus claire, pour l’exposer aux yeux de tous. De cette obscurité sera tirée ma force. Double jeu, ou double je en est la médaille systématique et symptomatique.

    Quand je me regarde dans une glace, je m’aperçois telle que je suis… Femme. Vulnérable. Passionnée. Equivoque. Tolérante. Exaspérante. Totale. Attention jusqu’ici je ne vois pas mes yeux si contaminés par la pourriture de ce vers. Gentiment alors j’y repense, et là, ces yeux vides cherchent par la fluidité de la vérité de s’accrocher encore un peu au mirage. Mirage ou réel oasis. Ils n’ont jamais su.

    Puis ce visage qui n’est pas le mien, essaie de me sourire. Essaie tant bien que mal de vivre sous cette chape de plomb. Mais alors quel est mon visage ? Est- ce celui que je vois, noyé de vérité externe ? ou est-ce celui qui me regarde au travers de mes yeux ? Celui qui cherche un regard, n’importe lequel, voulant bien le reconnaître…


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